On part d’une idée simple mais vertigineuse : la cellule n’est pas une soupe chimique, c’est un système électrique vivant. Puis on remonte des équations de Nernst et Goldman jusqu’aux canaux, transporteurs et pompes qui fabriquent, mesurent et dépensent ces gradients pour faire exister le vivant.
On pose l’idée fondamentale : les ions, leurs charges et leur répartition transforment la membrane en système électrochimique. On distingue déjà courant électronique et courant ionique, et on comprend pourquoi la cellule ressemble davantage à un circuit dynamique qu’à un simple sac de chimie.
On entre dans les équations qui traduisent ce duel entre chimie et électricité. Le but n’est pas de réciter des formules, mais de comprendre ce qu’elles disent : à quelle tension un ion cesse de bouger, et pourquoi le potentiel réel d’une cellule dépend de plusieurs ions à la fois.
On quitte la théorie pure pour la mesure expérimentale. Le patch-clamp permet d’isoler un minuscule fragment de membrane, puis d’observer le comportement d’un canal comme ENaC, sa sélectivité, sa conductance et la relation linéaire entre tension et courant.
On clarifie enfin une confusion majeure : canaux, transporteurs et pompes n’obéissent pas aux mêmes règles. La discussion passe de la diffusion simple à la diffusion facilitée, puis aux symporteurs et antiporteurs, avec l’idée cruciale de saturation et de dépendance mutuelle.